
Entre l’arrivée prévisible de l’intelligence artificielle dans la vidéosurveillance et la diffusion de la RFID au niveau du non alimentaire dans les GSA, les enseignes déploient des stratégies de sécurité multicouches où le rôle des agents de sécurité est primordial. Par Jean-Bernard Gallois
Le vol à l’étalage est-il un fléau de « 6 à 7 milliards d’euros par an pour les commerçants français », comme le prétendait, au début de l’année 2026, Jérôme Jean, le président du collectif « Ras le vol » ? En absence de statistiques officielles, les enseignes voient, en tout cas, leurs marges s’éroder. La solution technologique ? On a vu apparaître l’an dernier les caméras déployées par Diebold-Nixdorf au-dessus des caisses libre-service. Et après plusieurs années de flou juridique, l’intelligence artificielle pourrait bien arriver dans la vidéosurveillance au-dessus des rayons. La proposition de loi du député Paul Midy a été adoptée le 16 février dernier à l’Assemblée nationale. Celui-ci souhaite autoriser l’installation de logiciels d’analyse vidéo, augmentés à l’intelligence artificielle, capables d’attirer en direct l’attention du commerçant sur un comportement suspect. En attendant le déploiement de l’IA dans les rayons, déjà adoptée dans d’autres pays, « la lutte contre la démarque n’est pas un sujet de vigiles ou de caméras pris isolément, c’est un ensemble d’investissements réguliers qui garantit la protection des bénéfices opérationnels », estime Frédéric Boukara, directeur général de Checkpoint Systems France. Le maintien des résultats passe par une stratégie multicouches dont l’antenne NS45. Fixée directement sur les meubles de caisse, celle-ci supprime les contraintes d’installation au sol et libère les lignes de caisse pour le remodeling. « Cette antenne répond à un besoin de fluidité, elle permet d’épurer les lignes et offre une liberté totale en matière d’agencement, indique Frédéric Boukara. Elle est à la fois dissuasive par sa présence et performante. Comme elle est collée au meuble, le client





